05 décembre 2006
Fiche de lecture 2. La chaîne de traitement des documents numériques, caractéristiques et mise en oeuvre.
Notice Bibliographique : LUPOVICI Christian. La chaîne de traitement des documents numériques, caractéristiques et mise en œuvre. [en ligne]. Bulletin des Bibliothèques de France, 2002, T47, n°1.
Disponible sur <http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2002-1/13-lupovici.pdf > (dernière consultation le 04/12/2006)
Mots-clefs : chaîne de traitement ; documents numériques ; métadonnées.
Auteur : Christian Lupovici est le directeur de l’agence bibliographique de la Bibliothèque nationale de France. Il a notamment publié plusieurs articles concernant ses recherches sur le document électronique.
Cet article est paru dans le magazine BBF (Bulletin des Bibliothèques de France) en 2002, mais a été écrit en novembre 2001.
Résumé de l'article :
Le document numérique fait partie intégrante des ressources documentaires et les bibliothèques sont un acteur principal pour sa diffusion. D’autant plus que le travail fourni autour demande le même traitement. On retrouve ainsi l’acquisition, le catalogage et la diffusion. De plus, elles se sont intéressées de près au traitement de ce type de document, puisqu’elles en produisent (comme les documents audiovisuels qu’elles traitent), et qu’elles sont les instigatrices de plusieurs projets de numérisation (comme la BNF avec Gallica).
L’auteur de cet article nous donne une définition du document numérique. Il le décrit comme un ensemble structuré qui n’est lié à aucun support physique possédant une identification et des droits d’accès spécifiques (à l’inverse, par exemple, d’un livre qui est reconnu par son ISBN, sa cote en bibliothèque, ses droits d’auteur, de prêts, …). Mais jusqu’à maintenant, les bibliothèques n’ont pas eu réellement à traiter les documents électroniques jusqu’à l’apparition de leurs propres documents numériques.
De nouveaux aspects documentaires apparaissent et sont à prendre en compte ; ainsi, les métadonnées de description, les données de structures, les données administratives, les données de préservations et les données sur les compétences des formats de document. Les premiers documents numériques qui ont établi des règles définies sont les thèses, suite à une circulaire du ministère de l’Education Nationale, datant de 2000. Les règles définies pour ces thèses ont été créées à des fins de recherche documentaire, de publication sur internet et d’une meilleure gestion en bibliothèque.
Mais Christian Lupovici souligne qu’en plus du traitement traditionnel des documents, il y a de nouvelles conditions à prendre en compte pour le traitement des documents numériques. Ainsi, des questions juridiques se posent sur le droit d’auteur et le droit commercial. Il faut donc s’assurer qu’il ne sera pas transformé.
Concrètement, les bibliothèques se doivent d’ajouter des métadonnées (données sur les données, qui apportent des informations sur le contenu d’un document, en guise de catalogage, d’indexation), mais elles doivent aussi vérifier le respect de la structure d’un document vis-à-vis du modèle prescrit. C’est pourquoi pour les métadonnées administratives et descriptives, il est indispensable de faire interférer une aide humaine externe.
Tout comme pour le traitement des documents traditionnels, l’organisation de la chaîne de traitement des documents numériques s’opère à partir de la gestion de la collecte des documents. Cette collecte nécessite à la fois une organisation technique et une organisation humaine indispensable pour tout ce qui concerne les informations propres au document. A noter qu’il est nécessaire que l’auteur vérifie ensuite ce travail effectué.
En plus de cette collecte, il faut penser à la pérennité du document et à son utilisation sur un long terme. C’est pourquoi, il faut aussi que le document passe par un traitement informatique. Il sera ainsi reformaté en XML (eXtensible Markup Language) et qui assure donc comme le dit l’auteur, une indépendance via une plateforme de lecture.
L’auteur insiste sur le fait que les compétences pour traiter un document numérique sont différentes que pour un document papier. C’est pourquoi les bibliothécaires se doivent d’élargir leurs compétences, surtout en termes techniques. Elles doivent mettre en pratique des techniques complexes tels que les formats SGML, XML, HTML ou des techniques demandant moins de connaissances en informatique, comme les métadonnées. C’est pourquoi, il est important que le traitement des documents numériques s’exécute au sein du service de catalogage, et si le nombre de personnes au sein de ce service le permet, il faut mélanger le personnel qui s’occupe des documents papiers et numériques afin que le savoir circule.
L’auteur termine son article en soulignant qu’il est important que les bibliothécaires se mêlent à d’autres acteurs pour effectuer ce travail de traitement des documents numériques ; ainsi, les informaticiens, les auteurs des documents numériques et les éditeurs de ces mêmes documents.
Avis :
Suite à ma lecture de l’article concernant les bibliothèques numériques, je trouvais intéressant de m’arrêter sur un article traitant des documents numériques cette fois, afin d’avoir une vision d’ensemble sur tout le milieu de la numérisation.
Cependant, cet article commence un peu à dater. Ecrit en 2001 et publié en 2002, il donne une vue d’ensemble sur l’arrivée importante des documents numériques en bibliothèques traditionnelles. Mais depuis cette vision a encore changé et est en constante évolution.
A la fois il donne des informations sur l’entrée des documents numériques dans le monde des bibliothèques, leur traitement technique, informatique et réfléchi.
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