28 décembre 2006
Fiche de lecture 4. Les compétences requises pour la diffusion d'une collection numérique.
Notice bibliographique : GELINAS, Marie-Anne. Les compétences requises pour la diffusion d’une collection numérique. [en ligne]. 2004. Disponible sur http://www.banq.qc.ca/documents/a_propos_bnq/communiques/ma_gelinas.pdf (consulté le 28/12/2006)
Mots-clefs : collection numérique ; compétences ; technicien de l'information.
Auteur : Marie-Anne Gélinas est technicienne en documentation à l’Université du Québec à Trois Rivières. En 2004, elle a reçu le prix d’excellence de la Bibliothèque Nationale du Québec pour ce texte.
Résumé de l’article :
L’article commence par faire un constat, qui est le suivant : les deux disciplines représentant le métier de bibliothécaire, à savoir la bibliothéconomie et les sciences de l’information, sont en constante évolution. L’information se fait toujours plus importante et les techniques pour les diffuser augmentent aussi.
L’article revient ensuite sur un petit historique des bibliothèques quant à leur utilisation de l’informatique. Tout d’abord l’informatisation des catalogues, puis, plus récemment, les bibliothèques numériques. L’auteur définit une bibliothèque numérique comme étant « avant tout une banque de documents, qui étaient à la base sur des supports dits traditionnels (monographies, périodiques, tableaux, etc.) et qui ont été numérisés. »
L’auteur fait aussi une différenciation entre « bibliothèque numérique » et « bibliothèque virtuelle ». Elle explique qu’une bibliothèque virtuelle est faite de liens hypertextes et de documents accessibles directement en ligne. Mais elle souligne que dans son texte, les deux termes ne feront qu’un sous le nom de bibliothèque numérique. C’est pourquoi elle insiste sur le fait qu’Internet, par exemple, n’est pas une bibliothèque numérique, de par son côté peu fiable et non-organisé.
L’auteur donne ensuite les étapes de construction d’une bibliothèque numérique. Au départ, tout comme une bibliothèque traditionnelle, elle se doit de prendre en compte les besoins du milieu et des usagers. La politique de développement d’une bibliothèque numérique revient aux bibliothécaires, alors que la chaîne de traitement du document numérique revient aux techniciens de l’information, tout comme les documents dits traditionnels. En effet, la chaîne documentaire pour ces deux types de documents est la même : l’acquisition, le traitement, la conservation et la diffusion.
Les capacités intellectuelles du technicien sont aussi indispensables : minutie, rigueur, patience, sens de l’observation et de nouvelles capacités apparaissent qu’il doit acquérir : sens de l’organisation, esprit d’analyse et de synthèse.
Quant aux nouvelles données techniques, elles sont les suivantes : catalogage, indexation, les différentes méthodes de recherche, les données techniques brutes telles que le traitement de texte, les bases de données, le transfert de fichiers (FTP), les langages informatiques (HTML, SGML, XML), le courrier électronique, les principes de l’Internet, …
Toutes ces nouvelles capacités ne s’apprennent pas d’un claquement de doigts, il faut en effet pour cela participer à des séminaires, des formations, des cours.
Une fois que ses nouvelles techniques sont acquises, le technicien de l’information se penche sur l’acquisition. Il doit bien sûr prendre en compte la politique pré-établie, valider ses sources (faire attention au contenu, aux droits d’auteur).
Quand ensuite il est confronté au catalogage, il doit utiliser les métadonnées, savoir gérer un site Internet (exemple : savoir intégrer des signets pour que l’information soit repérable). C’est pourquoi il est souvent conseillé de travailler en parallèle avec le service informatique de sa structure.
Le technicien se doit d’être polyvalent.
Une fois que le technicien est au point, il ne doit pas non plus oublier les utilisateurs. Les aider par des aides en ligne ou une présence physique dans la structure.
L’article se termine sur une note positive. En effet, l’auteur souligne bien le fait que le document numérique ne détruit pas le document papier. Pour elle, l’utilisateur a maintenant deux possibilités de recherche : le numérique et le papier. C’est pourquoi il faut savoir traiter le document numérique de manière juste afin que les usagers puissent s’en servir sans crainte.
Avis :
Cet article peut sembler un peu présomptueux au premier abord, mais au contraire, il explique très clairement les compétences que doivent avoir les bibliothécaires face aux bibliothèques numériques, ou qu’elles doivent acquérir.
De manière globale, cet article démontre que les nouvelles technologies ne sont pas insurmontables si on les considère comme parties intégrantes de son travail. Tout comme l’usager considère le document numérique comme une partie sur laquelle il peut effectuer sa recherche, en plus du catalogue papier proposé par une structure.
J’ai choisi cet article par sa simplicité dans les explications des compétences techniques, mais aussi parce qu’il me semblait indispensable de montrer le travail effectué en amont lors de la construction d’une bibliothèque numérique, travail qu’il ne faut pas minimiser.
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