04 janvier 2007
Fiche de lecture 8. La numérisation, les enjeux de la numérisation.
Notice bibliographique : DALBERA, Jean-Pierre. La numérisation, les enjeux de la numérisation. [En ligne]. Culture et recherche, 1999, n°71, p.4-6. Disponible sur : http://www.culture.gouv.fr/culture/editions/r-cr/cr71.pdf (consulté le 04/01/2007).
Mots-clefs : Numérisation ; enjeux ; secteur public ; secteur privé
Auteur : Jean-Pierre Dalbéra est le chef de la mission de la recherche et de la technologie, à la direction de l'administration générale, au ministère de la culture et de la communication.
Résumé de l'article :
Cet article résume le panorama français dans le domaine du numérique. L'auteur commence par rappeler qu'Internet est à l'origine du développement rapide des contenus multimédias. Ces technologies sont un apport bénéfique dans le domaine des télécommunications, et la France doit avoir une place nécessaire sur ce réseau qui explose continuellement.
Ces nouvelles technologies sont importantes et nécessaires pour le secteur public afin d'en améliorer son organisation et son lien avec les utilisateurs. L'auteur donne l'exemple des mails qui ont pu permettre un lien direct et interactif avec les usagers, rapide et efficace. Tout comme les intranets au service des administrations qui ont pu améliorer leurs méthodes de travail tout en assurant la sécurité des données et leur authenticité grâce à la signature électronique. De plus, un travail coopératif en ligne peut permettre d'élargir d'autant les possibilités d'action des services administratifs.
Les deux secteurs français, à savoir le secteur public et le secteur privé, associés ensemble seraient un atout à la valorisation du patrimoine en le rendant démocratique, c'est à dire en le rendant accessible à tous grâce aux nouvelles technologies numériques. Sans oublier un aspect archives à toutes les données en proposant une sauvergarde des documents originaux. Il faudrait les stocker sur cédéroms ou les mettre en ligne sur le net.
L'auteur rappelle qu'en 1998, une journée d'étude fut consacrée à la documentation électronique, en particulier sur la numérisation des fonds iconographiques et sonores de l'Etat. Depuis, diverses actions ont bien montré l'importance de ces nouvelles technologies numériques : interopérabilité des données multimédias ; bases de données patrimoniales ; organisation des formes électroniques (HTML, PDF, SGML) ; des publications scientifiques rendues plus accessibles (pérennité, navigation, lecture).
L'auteur nous rappelle aussi que ces technologies numériques ne s'adressent pas seulement aux documents mais aussi aux émissions de télévision, de radio.
Il est indéniable que la France a un certain retard mais elle le comble par toutes ces nouvelles applications mises en oeuvre. Le gouvernement soutient ces projets et adapte sa législation afin de valoriser le patrimoine français.
Avis :
Cet article simple, court et très clair permet de mieux comprendre les enjeux de la numérisation au niveau patrimonial. Cependant, il est vrai qu'il est légèrement désuet. Datant de 1999, les techniques ont encore évolué et tentent toujours de mieux mettre en évidence le patrimoine.
Je trouvais intéressant de résumer un article un peu "vieux" afin de voir en amont les interrogations qui ont été menées avant d'en voir aujourd'hui leurs applications concrètes.
Fiche de lecture 7. Le futur de la bibliothèque - La bibliothèque du futur.
Notice bibliographique : FINGERHUT, Michel. Le futur de la bibliothèque - la bibliothèque du futur.[En ligne]. Novembre 2005. disponible sur http://mmdl.free.fr/blog-m/?p=248. (consulté le 04/01/2007).
Mots clefs : biblithèques ; organisation des connaissances ; appropriation des documents ; réseaux sociaux
Auteur : Michel Fingerhut est le directeur de la bibliothèque de l'IRCAM.
Résumé de l'article :
Les bibliothèques doivent toujours trouver des compromis, selon l'auteur, entre leurs missions, l'évolution des techniques documentaires et la conservation et publication. L'auteur cite ensuite une liste de nouveaux outils de publication sur le web (tel que le blog par exemple) et les lieux physiques vers lesquels on se tourne de moins en moins pour consulter des collections non numérisées. En effet, les collections numériques sont elles, disponibles en permanence sur le Web. C'est pourquoi le public ne fait pas de différence entre les archives et les bibliothèques, il consulte les deux de la même manière.
L'auteur parle ensuite de l'organisation des connaissances qui a selon lui beaucoup changé : ce n'est plus le bibliothécaire qui organise, mais le lecteur (exemple encore du blog) qui est à la fois auteur et éditeur en plus d'être lecteur car il ne se satisfait plus d'une hiérarchie trop rigide du savoir et des connaissances. Tout comme pour l'appropriation des documents. Avant, le lecteur pouvait emprunter un document, le photocopier, prendre des notes manuscrites, maintenant il numérise, garde une copie, peut la modifier, etc...
L'auteur termine sur un paragraphe sur les réseaux sociaux, qui toujours selon lui, sont différents d'avant. Ainsi, c'est le bouche à oreille qui prime, comme toujours, mais la technique est venue se rajouter à cela et a amplifié ce phénomène, avec les fils RSS, par exemple, qui servent de veille.
Michel Fingerhut finit par sa propre vision de l'avenir des bibliothèques. Il assure que les bibliothèques ne changeront en rien leurs missions, mais qu'elles continueront à évoluer pour une meilleure collaboration dans la production, la validation, l'organisation et l'utilisation des connaissances. Il faut qu'elles fassent le lien entre elles et leurs usagers. Et ces derniers doivent aussi évoluer dans leur manière de faire des recherches sur le net mais pour cela, il faut que les moteurs de recherche soient compétents.
Avis :
Encore un texte sur l'avenir des bibliothèques qui inquiète toujours autant les professionnels. Point de vue positif qui encourage à aller de l'avant, sans se fermer les yeux sur l'évolution technique que doivent acquérir les bibliothèques. Cela est encourageant !
De plus ce texte est simple, facile de compréhension et devrait être lu par nombre de bibliothécaires en panique quant à leur avenir afin d'être rassurés...
03 janvier 2007
Fiche de lecture 6. Société de l'information : quel impact juridique dans le domaine de la culture?
Notice bibliographique : BRAIZE, François. Société de l'information, quel impact juridique dans le domaine de la culture ? [En ligne]. In Culture et Recherche, 2000, n°77, p.6-9. Disponible sur http://www.culture.gouv.fr/culture/editions/r-cr/cr77.pdf. (consulté le 03/01/2007).
Mots-clefs : droits d'auteur ; droits voisins
Auteur : François Braize est sous directeur des affaires juridiques.
Résumé de l'article :
Face aux nouvelles technologies de l'information, en particulier Internet, de nouvelles interrogations sur les différents droits se posent. L'auteur a divisé son article comme tel : la régulation, l'adaptation du droit privé et les questions relative au domaine culturel.
En premier lieu, Internet et son caractère international (toute l'information tout de suite, de n'importe où) posent un problème de définition des limites de réglementation. La loi sur la société de l'information privilègie la régulation du système ou la co-régulation entre acteurs publics et privés. Deux solutions se proposent alors : harmoniser les règles d'un point de vue international ou veiller à l'application et au respect des lois.
Dans un deuxième temps, les documents électroniques échangés sont extrêmement nombreux, c'est pourquoi peut se poser quelques interrogations quant à leur valeur. Un projet de loi est donc actuellement à l'étude sur le problème de la signature électronique des documents publiés sur le net. Ainsi, cette signature pourrait avoir autant de valeur qu'une signature dite traditionelle avec encre et papier afin de faire preuve de son authenticité de la part de l'auteur qui la revendique comme sienne.
Et dans une troisième partie, l'auteur aborde deux points : les droits de la propriété intellectuelle des créateurs et la diversité culturelle face à Internet.
Il faut tout d'abord prendre en compte le fait que la société de l'information est mondiale et que ses systèmes juridiques sont tous différents. Par exemple, la France est très protectrice avec ses auteurs. Notre concept de ce droit résulte essentiellement des valeurs humanistes et il faut défendre ces valeurs. A l’inverse, le copyright protège plus le produit et l’investisseur. Ces deux systèmes finiront par se rapprocher et mettre en commun leurs avantages. La création de droits voisins démontre que cette alliance existe déjà. Mais ces deux notions ne doivent pas se dominer l'une par rapport à l'autre. Il faudrait penser à améliorer notre régime de droit d'auteur, sans pour autant remettre en cause ses valeurs. Mais il existe d'autres risques qu'il faut prendre en compte, comme le piratage. Là encore, des efforts doivent être faits. En effet les pratiques de piratage évoluent sans cesse et le gouvernement aussi pour y faire face. Et la copie privée alors ? La copie privée numérique est en pourparlers dans un projet de directives sur le droit d'auteur et les droits voisins.
Quant au problème de la diversité culturelle, l'auteur se demande comment la maintenir, comment éviter une certaine uniformisation, une certaine standardisation des produits culturels. L'auteur répond à ces questions en disant qu'il faut préserver nos politiques pour conserver leurs objectifs culturels, et conformément au droit européen. Il faut donc que les Etats se concertent afin de mieux adapter leurs différents outils juridiques.
Avis :
Cet article est bien fait sur les différentes interrogations qui remuent le milieu depuis plusieurs années sur les différents droits que posent Internet. Des réponses sont données mais il n'existe encore pas de réelle réponse pour l'aspect mondial de l'information. Nos pays semblent tous trop différents et pas encore prêts à s'engager pour se serrer les coudes face à ses questions ô combien importantes !
Je trouvais intéressant de s'attarder sur un article exposant des problèmes juridiques liés à l'Internet, à nos métiers donc.
Fiche de lecture 5. Moteurs à réaction
Notice bibliographique : NOROT, Anne-Claire. Moteurs à réaction. Les Inrockuptibles, 28/11/2006, p. 26.
Mots-clefs : Google ; moteurs de recherche ; podcast
Auteur : Rédactrice au magazine culturelle les Inrockuptibles.
Résumé de l'article :
Google est le premier moteur de recherche dans les sondages, le plus utilisé à travers le monde. Même ses plus grands concurrents tels Yahoo! ou Live Search Messenger ne lui arrivent pas "à la cheville" ! Mais il n'est pourtant pas le seul moteur de recherche, ainsi de nombreux concurrents de moteurs alternatifs et spécialisés s'opposent à lui avec de nouveaux types de contenu et l'envie de détrôner Google. Par exemple, les premiers à apparaître sont les moteurs de recherche servant à interroger la blogosphère. On cite le plus performant : Technorati. Un site tel que Blogdigger propose quant à lui de s'abonner aux résultats d'une recherche permanente sous forme de fil RSS. Et BlogSearchEngine enclin à suivre l'idée de collaboration du Web 2.0 proposera dans quelque temps la possibilité d'enrichir les tags.
Après les blogs, vient l'interrogation des contenus multimédia. Des moteurs spécialisés tels que Blinkx qui recherche à travers plus de 6 millions d'heures de vidéos disponibles sur 90 sites. Sur les vidéos, l'indexation se fait par mots-clefs. Mais un nouvel outil comme Podzinger effectue lui une indexation sur tous les mots contenus dans un podcats, mais attention, ses sources et résultats sont limités. Alors que Podzinger effectue cette indexation à la fois sur l'audio et la vidéo, Podscope le fait lui seulement sur l'audio.
L'auteur s'intéresse ensuite aux moteurs de recherche sur les photographies. Ainsi : Pixsy, FranceEvasion ou encore Yotophoto. Ces trois sites font des recherche sur les images libres de droit avec interrogation sur les métadonnées des images. Mais de nouveaux projets se mettent en place afin d'affiner les résultats. Ainsi le projet AceMedia qui proposerait une indexation sur des photos et vidéos non plus en fonction des mots-clefs mais en fonction du contenu des images avec une technologie nouvelle qui permettrait de reconnaître la forme et l'organisation des pixels.
L'auteur vient de citer une liste de moteurs spécialisés, mais il en existe d'autres qui sont plus généralistes et qui font toujours autant de concurrence à Google. Beaucoup plus dynamiques et innovants, tels que Accoona qui est ludique et personnalisable ou encore ChaCha dont les résultats ne sont pas donnés par un logiciel mais par des personnes physiques, Exalead qui permet une recherche par types de documents (PDF, Word,...). Mais aussi des moteurs de recherche d'actualité collaboratifs tel que Wikio qui propose un classement des informations selon le vote des internautes.Les moteurs de recherche évoluent comme toutes les techniques et de nombreux projets devraient voir le jour. Ainsi, le moteur de recherche européen Quaero, ou encore Powerset ou Megaglobe.
Mais Google semble tout de même rester dans l'arène puisqu'il semblerait que sa firme mette en place un nouveau moteur de recherche clair et efficace sous le nom de Searchmash, à travers tous les types de média et contenus.
Avis :
Cet article met en évidence tous les nombreux concurrents de Google dont on ne peut parler. Ils évoluent aussi vite que les nouvelles technologies. Ainsi, le moteur de recherche Blinkx, à la date de l'article dénombrait le nombre de ses heures de vidéo à 6 millions, il est aujourd'hui à 7 millions...
Il me semblait intéressant de faire le résumé d'un article récent parlant des moteurs de recherche. En effet, dans le monde des bibliothèques, il se demande toujours comment faire face à Google et à sa recherche simple qui ne demande pas l'intervention de professionnel de l'indexation et du catalogage. Mais en plus de Google, toute une petite armée de moteurs de recherche qui semble plus spécialisée se met en place. Où se posent alors les professionnels de la documentation et de l'information ?
28 décembre 2006
Fiche de lecture 4. Les compétences requises pour la diffusion d'une collection numérique.
Notice bibliographique : GELINAS, Marie-Anne. Les compétences requises pour la diffusion d’une collection numérique. [en ligne]. 2004. Disponible sur http://www.banq.qc.ca/documents/a_propos_bnq/communiques/ma_gelinas.pdf (consulté le 28/12/2006)
Mots-clefs : collection numérique ; compétences ; technicien de l'information.
Auteur : Marie-Anne Gélinas est technicienne en documentation à l’Université du Québec à Trois Rivières. En 2004, elle a reçu le prix d’excellence de la Bibliothèque Nationale du Québec pour ce texte.
Résumé de l’article :
L’article commence par faire un constat, qui est le suivant : les deux disciplines représentant le métier de bibliothécaire, à savoir la bibliothéconomie et les sciences de l’information, sont en constante évolution. L’information se fait toujours plus importante et les techniques pour les diffuser augmentent aussi.
L’article revient ensuite sur un petit historique des bibliothèques quant à leur utilisation de l’informatique. Tout d’abord l’informatisation des catalogues, puis, plus récemment, les bibliothèques numériques. L’auteur définit une bibliothèque numérique comme étant « avant tout une banque de documents, qui étaient à la base sur des supports dits traditionnels (monographies, périodiques, tableaux, etc.) et qui ont été numérisés. »
L’auteur fait aussi une différenciation entre « bibliothèque numérique » et « bibliothèque virtuelle ». Elle explique qu’une bibliothèque virtuelle est faite de liens hypertextes et de documents accessibles directement en ligne. Mais elle souligne que dans son texte, les deux termes ne feront qu’un sous le nom de bibliothèque numérique. C’est pourquoi elle insiste sur le fait qu’Internet, par exemple, n’est pas une bibliothèque numérique, de par son côté peu fiable et non-organisé.
L’auteur donne ensuite les étapes de construction d’une bibliothèque numérique. Au départ, tout comme une bibliothèque traditionnelle, elle se doit de prendre en compte les besoins du milieu et des usagers. La politique de développement d’une bibliothèque numérique revient aux bibliothécaires, alors que la chaîne de traitement du document numérique revient aux techniciens de l’information, tout comme les documents dits traditionnels. En effet, la chaîne documentaire pour ces deux types de documents est la même : l’acquisition, le traitement, la conservation et la diffusion.
Les capacités intellectuelles du technicien sont aussi indispensables : minutie, rigueur, patience, sens de l’observation et de nouvelles capacités apparaissent qu’il doit acquérir : sens de l’organisation, esprit d’analyse et de synthèse.
Quant aux nouvelles données techniques, elles sont les suivantes : catalogage, indexation, les différentes méthodes de recherche, les données techniques brutes telles que le traitement de texte, les bases de données, le transfert de fichiers (FTP), les langages informatiques (HTML, SGML, XML), le courrier électronique, les principes de l’Internet, …
Toutes ces nouvelles capacités ne s’apprennent pas d’un claquement de doigts, il faut en effet pour cela participer à des séminaires, des formations, des cours.
Une fois que ses nouvelles techniques sont acquises, le technicien de l’information se penche sur l’acquisition. Il doit bien sûr prendre en compte la politique pré-établie, valider ses sources (faire attention au contenu, aux droits d’auteur).
Quand ensuite il est confronté au catalogage, il doit utiliser les métadonnées, savoir gérer un site Internet (exemple : savoir intégrer des signets pour que l’information soit repérable). C’est pourquoi il est souvent conseillé de travailler en parallèle avec le service informatique de sa structure.
Le technicien se doit d’être polyvalent.
Une fois que le technicien est au point, il ne doit pas non plus oublier les utilisateurs. Les aider par des aides en ligne ou une présence physique dans la structure.
L’article se termine sur une note positive. En effet, l’auteur souligne bien le fait que le document numérique ne détruit pas le document papier. Pour elle, l’utilisateur a maintenant deux possibilités de recherche : le numérique et le papier. C’est pourquoi il faut savoir traiter le document numérique de manière juste afin que les usagers puissent s’en servir sans crainte.
Avis :
Cet article peut sembler un peu présomptueux au premier abord, mais au contraire, il explique très clairement les compétences que doivent avoir les bibliothécaires face aux bibliothèques numériques, ou qu’elles doivent acquérir.
De manière globale, cet article démontre que les nouvelles technologies ne sont pas insurmontables si on les considère comme parties intégrantes de son travail. Tout comme l’usager considère le document numérique comme une partie sur laquelle il peut effectuer sa recherche, en plus du catalogue papier proposé par une structure.
J’ai choisi cet article par sa simplicité dans les explications des compétences techniques, mais aussi parce qu’il me semblait indispensable de montrer le travail effectué en amont lors de la construction d’une bibliothèque numérique, travail qu’il ne faut pas minimiser.
27 décembre 2006
Fiche de lecture 3. Les bibliothèques numériques : mémoire des sciences.
Notice bibliographiques : FERCHAUD, Bernadette. La bibliothèque numérique : mémoire des sciences [en ligne]. Documentaliste - sciences de l'information, 2001, vol. 38, n° 1, p. 49-51. Disponible sur http://www.adbs.fr/uploads/docsi/1221_fr.pdf (dernière consultation le 27/12/2006)
Mots-clefs : bibliothèque numérique ; science ; recherche ; archivage ; pérennisation ; conservation ; consultation.
Auteur : Bernadette Ferchaud est auteur dans plusieurs revues professionnelles du type ADBS.
Résumé de l'article :
Cet article est une réflexion autour d’une journée d’étude organisée en 2001 par Ile de Science (association réunissant 26 établissements d’enseignement supérieur et de recherche du Sud de Paris). Cet article traite particulièrement du problème qui se pose sur la pérennité des bibliothèques numériques dans le domaine de la science, pour sa mémoire. En effet, c’est une inquiétude qui fait face à la courte vie des documents disponibles sur le Web ainsi que l’obsolescence rapide des documents numériques lié à leurs supports technologiques qui évoluent très vite.
Tout d’abord, les chercheurs ont tous une pratique différente dans leur consultation et leur conservation. Mais ils ont tous les mêmes genres d’interrogations. À savoir : quels documents conserver et comment ? Quelle sélection effectuer et sur quels critères ? Pendant combien de temps une information reste-t-elle précieuse ? A ce genre de questions, les chercheurs ne peuvent réellement répondre, mais il y a certaines actions à respecter. Ainsi, avant de penser à conserver un document, il faut penser, dès sa création au type d’accès qu’on lui réserve et si oui ou non on le met en ligne. C’est pourquoi les chercheurs doivent se tenir au courant des travaux des professionnels qui tentent de normaliser le document numérique.
Ensuite, pour l’archivage et la consultation, deux points sont mis en exergue : la migration (conversion dans des formats plus récents, au fur et à mesure de leur apparition) et l’émulation du matériel existant vers de nouveaux systèmes qui n’existent pas encore (en sauvegardant le logiciel de création et le système d’exploitation, grâce aux métadonnées).
La norme OAIS (Open Archival Information System) qui est un système d’archives ouvertes permet de penser à un archivage à long terme et donc à une pérennité des documents qui est indispensable dans ce domaine.
A noter que ce n’est pas le seul domaine qui demande à être archivé. Le Web lui-même demande à être archivé. Ainsi, des tentatives sont mises en place pour que les sites Web qui n’existent plus restent dans les mémoires des archives du Web.
D’autres initiatives sont en cours d’exploitation, comme la mise en ligne de thèse sur Internet à l’INRA.
L’auteur, ensuite, redéfinit la notion de document. En effet, d’après elle cette notion est complètement différente de celle du document papier. Pour le document numérique c’est encore relativement flou à définir et l’auteur parle de « fragments » significatifs (internes ou externes au document) qui, assemblés ensemble, forment un document numérique.
L’auteur fait un détour sur la technique peer to peer qui semble être appréciée par certains chercheurs. En effet, la rapidité des échanges et la simplicité semblent les séduire car elle semble bien adaptée aux informations non structurées. Mais c’est non seulement un système qui peut présenter des risques de manipulation (problème des virus) mais c’est aussi un système qui ne concerne pas l’archivage ou la pérennisation des documents, mais plutôt le partage des connaissances.
Face à la profusion des documents numériques et à ce problème de pérennisation, les différents acteurs : éditeurs, chercheurs, professionnels se demandent à qui revient le rôle d’assumer la conservation des documents numériques. S’agit-il du chercheur lui-même ? De son institution ? Du service de documentation ?
Il semblerait que les chercheurs ont une grande part dans la conservation, cependant, ils ne sont pas encore suffisamment sensibilisés aux nouvelles techniques. C’est pourquoi les professionnels doivent les aider.
Pour conclure cet article, l’auteur rappelle qu’il est urgent de prendre conscience de l’importance de la pérennisation des documents numériques si l’on ne veut pas le regretter plus tard. Le frein le plus important à cette activité semble être un problème financier. En effet, tout cela coûte cher et il y a une certaine peur de privatiser le savoir avec les entreprises privées qui commencent à envisager d’investir ce domaine. Mais l’auteur termine tout de même par un point positif, à savoir que la multiplication des interventions sur ce thème permettrait de faire bouger les choses plus rapidement.
Avis :
J’ai choisi cet article pour montrer un exemple précis des interrogations menées sur les bibliothèques numériques, le problème d’archivage qu’elles exposent au niveau de la pérennisation des documents, à un domaine précis : la science.
L’article date de quelques années, mais il est toujours intéressant de voir, je trouve, les interrogations qu’il y avait autour d’un problème et de constater maintenant l’évolution de ces mêmes interrogations, mais surtout de voir ce qui en a été tiré et de constater tout ce qui a été mis en place suite à ces questionnements. Par exemple, en 2001, archiver le Web n’était pas une chose courante. C’était en cours de réflexion et en essai.
05 décembre 2006
Fiche de lecture 2. La chaîne de traitement des documents numériques, caractéristiques et mise en oeuvre.
Notice Bibliographique : LUPOVICI Christian. La chaîne de traitement des documents numériques, caractéristiques et mise en œuvre. [en ligne]. Bulletin des Bibliothèques de France, 2002, T47, n°1.
Disponible sur <http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2002-1/13-lupovici.pdf > (dernière consultation le 04/12/2006)
Mots-clefs : chaîne de traitement ; documents numériques ; métadonnées.
Auteur : Christian Lupovici est le directeur de l’agence bibliographique de la Bibliothèque nationale de France. Il a notamment publié plusieurs articles concernant ses recherches sur le document électronique.
Cet article est paru dans le magazine BBF (Bulletin des Bibliothèques de France) en 2002, mais a été écrit en novembre 2001.
Résumé de l'article :
Le document numérique fait partie intégrante des ressources documentaires et les bibliothèques sont un acteur principal pour sa diffusion. D’autant plus que le travail fourni autour demande le même traitement. On retrouve ainsi l’acquisition, le catalogage et la diffusion. De plus, elles se sont intéressées de près au traitement de ce type de document, puisqu’elles en produisent (comme les documents audiovisuels qu’elles traitent), et qu’elles sont les instigatrices de plusieurs projets de numérisation (comme la BNF avec Gallica).
L’auteur de cet article nous donne une définition du document numérique. Il le décrit comme un ensemble structuré qui n’est lié à aucun support physique possédant une identification et des droits d’accès spécifiques (à l’inverse, par exemple, d’un livre qui est reconnu par son ISBN, sa cote en bibliothèque, ses droits d’auteur, de prêts, …). Mais jusqu’à maintenant, les bibliothèques n’ont pas eu réellement à traiter les documents électroniques jusqu’à l’apparition de leurs propres documents numériques.
De nouveaux aspects documentaires apparaissent et sont à prendre en compte ; ainsi, les métadonnées de description, les données de structures, les données administratives, les données de préservations et les données sur les compétences des formats de document. Les premiers documents numériques qui ont établi des règles définies sont les thèses, suite à une circulaire du ministère de l’Education Nationale, datant de 2000. Les règles définies pour ces thèses ont été créées à des fins de recherche documentaire, de publication sur internet et d’une meilleure gestion en bibliothèque.
Mais Christian Lupovici souligne qu’en plus du traitement traditionnel des documents, il y a de nouvelles conditions à prendre en compte pour le traitement des documents numériques. Ainsi, des questions juridiques se posent sur le droit d’auteur et le droit commercial. Il faut donc s’assurer qu’il ne sera pas transformé.
Concrètement, les bibliothèques se doivent d’ajouter des métadonnées (données sur les données, qui apportent des informations sur le contenu d’un document, en guise de catalogage, d’indexation), mais elles doivent aussi vérifier le respect de la structure d’un document vis-à-vis du modèle prescrit. C’est pourquoi pour les métadonnées administratives et descriptives, il est indispensable de faire interférer une aide humaine externe.
Tout comme pour le traitement des documents traditionnels, l’organisation de la chaîne de traitement des documents numériques s’opère à partir de la gestion de la collecte des documents. Cette collecte nécessite à la fois une organisation technique et une organisation humaine indispensable pour tout ce qui concerne les informations propres au document. A noter qu’il est nécessaire que l’auteur vérifie ensuite ce travail effectué.
En plus de cette collecte, il faut penser à la pérennité du document et à son utilisation sur un long terme. C’est pourquoi, il faut aussi que le document passe par un traitement informatique. Il sera ainsi reformaté en XML (eXtensible Markup Language) et qui assure donc comme le dit l’auteur, une indépendance via une plateforme de lecture.
L’auteur insiste sur le fait que les compétences pour traiter un document numérique sont différentes que pour un document papier. C’est pourquoi les bibliothécaires se doivent d’élargir leurs compétences, surtout en termes techniques. Elles doivent mettre en pratique des techniques complexes tels que les formats SGML, XML, HTML ou des techniques demandant moins de connaissances en informatique, comme les métadonnées. C’est pourquoi, il est important que le traitement des documents numériques s’exécute au sein du service de catalogage, et si le nombre de personnes au sein de ce service le permet, il faut mélanger le personnel qui s’occupe des documents papiers et numériques afin que le savoir circule.
L’auteur termine son article en soulignant qu’il est important que les bibliothécaires se mêlent à d’autres acteurs pour effectuer ce travail de traitement des documents numériques ; ainsi, les informaticiens, les auteurs des documents numériques et les éditeurs de ces mêmes documents.
Avis :
Suite à ma lecture de l’article concernant les bibliothèques numériques, je trouvais intéressant de m’arrêter sur un article traitant des documents numériques cette fois, afin d’avoir une vision d’ensemble sur tout le milieu de la numérisation.
Cependant, cet article commence un peu à dater. Ecrit en 2001 et publié en 2002, il donne une vue d’ensemble sur l’arrivée importante des documents numériques en bibliothèques traditionnelles. Mais depuis cette vision a encore changé et est en constante évolution.
A la fois il donne des informations sur l’entrée des documents numériques dans le monde des bibliothèques, leur traitement technique, informatique et réfléchi.
29 novembre 2006
Fiche de lecture 1. Bibliothèques numériques.
Notice bibliographique : LE CROSNIER, Hervé. Bibliothèques numérique [en ligne]. Enjeux de mots. C&F Editions, 2005.
Disponible sur : http://www.vecam.org/article.php3?id_article=625&nemo=edm (dernière consultation le 18/11/2006)
Mots-clefs : bibliothèque numérique ; conservation ; mise à dispostion ; accès au savoir ; archivages du web ; moteurs de recherche.
Auteur : Hervé Le Crosnier. Cet auteur est l’homme qui a créé la liste de diffusion BIBLIO-FR. Il est aussi maître de conférence à l’Université de Caen. Il y enseigne les technologies de l’internet, depuis 1995. Ses recherches portent principalement sur l’impact du développement de l’internet sur la société.
Ce texte est extrait d'un livre du nom de Enjeux de mots : regards multiculturels sur les sociétés de l'information. Il est publié chez C & F Editions, et coordonné par trois auteurs ; Alain Ambrosi, Valérie Peugeot et Daniel Pimienta.
Résumé de l'article :
A travers ce texte, l’auteur met en exergue la place nouvelle qu’occupent les bibliothèques. Il insiste sur le fait qu’une bibliothèque garde sa place fondamentale face à l’explosion de l’information, via le net. La conservation, la mise à disposition, l’accès au savoir, sont aussi des thématiques propres aux bibliothèques numériques autant que des bibliothèques dites plus traditionnelles.
Il insiste d’ailleurs sur les missions des bibliothèques traditionnelles. La conservation comme témoin pour les prochaines générations ; l’organisation ou classification pour le repérage des documents ; l’échange et l’importance de la disponibilité afin que chaque utilisateur puisse consulter les documents qu’il désire. Non seulement il peut le faire sur place, c'est-à-dire dans la bibliothèque même où il emprunte un livre, mais il peut aussi le faire par l’intermédiaire du réseau des bibliothèques. Ce réseau existait depuis longtemps, sous forme de catalogue collectif pour garantir l’Accès Universel aux Publications. Mais dès l’utilisation des ordinateurs en bibliothèques, les professionnels ont réuni ces informations pour créer des « banques de données ».
A travers ses lectures, l’auteur insiste sur le fait qu’une bibliothèque numérique ne se limite pas à une collection numérisée, mais engendre tout un travail autour de l’information et la communication afin de satisfaire les besoins des utilisateurs.
Il insiste ensuite sur le fait que les bibliothèques numériques sont des bibliothèques multimédia. C'est-à-dire qu’elles ne proposent pas que des documents écrits, mais tout un catalogue d’œuvres dans des formats diversifiés. Ainsi, l’usage de l’informatique pour les bibliothèques s’ouvre de plus en plus à différentes techniques pour la lisibilité de tous types de documents.
En plus des documents imprimés à numériser, il y a aussi les documents audio-visuels, mais aussi des documents qui sont d’emblée numériques, comme les sites web. Les bibliothèques se sont aussi posé la question de la conservation de ces derniers. C’est l’archivage du web.
L’auteur donne pour exemple la bibliothèque numérique de la Bibliothèque de France : Gallica qui recense environ 70 000 ouvrages du XIX° siècle, 80 000 images et des dizaines d’heures sonores. Il cite ensuite l’exemple de Google Print et rappelle que cette bibliothèque numérique se propose de numériser des ouvrages de cinq bibliothèques des Etats-Unis. Face à cette nouvelle donne, Gallica a répliqué avec un nouveau programme de numérisation à envergure européenne et multilingue. Hervé Le Crosnier, à travers ces deux exemples nous donne un point de vue sociologique de la numérisation à travers des enjeux économique et géopolitique. Ainsi, pour lui, le numérique doit cohabiter avec toutes les langues dans un idéal de paix dans le monde. Il cite pour appuyer son argument plusieurs exemples de numérisation ou en cours de numérisation, qui donneraient ainsi une autre allure au paysage numérique, une allure moins occidentale.
Mais il met aussi en garde contre la privatisation du domaine public et donne pour exemple Bill Gates et le Codex Leicester de Leonard de Vinci, dont il n’existe qu’une version numérique.
Hervé Le Crosnier revient ensuite à l’archivage du web à proprement parlé et aux questions diverses qui se posent dans ce domaine relativement récent. Ainsi, les professionnels se demandent quelle partie du web faut-il archiver, quels en sont les droits, comment reproduire le plus fidèlement possible un site web afin de donner une approche historique de l’évolution du web au lecteur de demain. Se pose aussi une question plus fondamentale, le web est-il fait pour être archivé ou est-il une simple fenêtre d’information qui évolue (comme la communication audio-visuelle) tels que de nouveaux outils comme les blogs, les podcasts, les wikis, semblent le prôner ? Et si oui, comment rendre disponible ce flux d’information afin qu’il reste lisible pour demain ?
L’auteur ensuite, nous propose deux stratégies pour retrouver les documents qui prolifèrent de plus en plus vite sur la toile.
Tout d’abord, la recherche qu’effectue bon nombre d’internautes, c'est-à-dire les moteurs de recherche tels que Google, Msn ou Yahoo !. Il insiste sur le fait que cette recherche est surtout fructueuse pour des recherches précises, mais qu’il est plus délicat d’avoir des résultats intéressants lorsqu’il s’agit de concepts. Car ces moteurs de recherche effectuent leurs quêtes sur le contenu des documents. Ce type de recherche est uniquement informatique.
Sa deuxième stratégie porte sur une recherche sémantique, par classification. On parle alors de langage documentaire. Ce type de recherche s’attarde elle, sur le sens, le concept des documents et requiert une intervention humaine.
Ces deux stratégies sont complémentaires, bien sûr, dans le sens où la première peut parfois comporter des erreurs (par exemple des erreurs de frappe dans la recherche ou même dans le document recherché), et la deuxième peut parfois être un peu sectaire (la classification du savoir étant pré-établie).
Pour réussir dans la recherche sur le net, il faut beaucoup d’investissement, d’acteurs afin de répondre aux besoins quels qu'ils soient et ordonnés par n’importe qui. Ainsi, des projets comme l’Open Directory Project ou la folksonomie permettent aux lecteurs de s’investir pour le classement des documents numériques. Et le rôle des bibliothèques numériques dans ce cadre serait de gérer tout ce flux de personnes, d’informations afin que les points de vue du monde entier soient respectés à leur juste valeur. Et ainsi, tenter de faire face au côté « médiatique » que valorisent les moteurs de recherche cités plus haut, c'est-à-dire qu’une page sera connue du grand public lorsqu’elle sera le plus visitée, c'est-à-dire le plus référencée (par un système de liens) et les pages moins connues, resteront inconnues pour la plupart des lecteurs, ce qui engendre une information partiale.
Hervé Le Crosnier fait ensuite un rappel sur les missions des bibliothèques en ce qui concerne le libre accès au savoir pour tous que ce soit sur place ou à domicile, et sur tous types de supports. Il insiste sur le fait que ces documents sont protégés par des lois, des droits, comme le copyright ou le droit d’auteur.
Mais en ce qui concerne les bibliothèques numériques, ces droits sont remis en cause. Et d’autres règles ou droits sont à respecter. Ainsi, on dénombre trois nouvelles « lois » que l’IFLA a relevé (International Federation of Library Associations) :
- Droit des bases de données, qui concerne la forme de la base de données et non les informations qu’elle contient.
- Les mesures techniques de protection afin d’empêcher les lecteurs d’utiliser les exceptions légales.
- Les licences non-négociables, qui concernent seulement les documents numériques et dont chacun est pourvu.
Il met ensuite en exergue le problème que certains pays ou certaines couches de la population peuvent avoir. En effet, tout le monde ne peut avoir un accès aux services de l’internet et aux documents numériques. Ainsi, l’IFLA, soutenue par d’autres bibliothécaires, constitue un « Traité pour le libre accès à la connaissance » afin que personne ne soit oublié pour le bien du monde.
Pour conclure cet article concernant les bibliothèques numériques, l’auteur s’intéresse aux trois enjeux des bibliothèques numériques qui lui semblent les plus importants pour en construire une. Le premier axe consiste à la conservation et la numérisation des documents, le deuxième à la recherche documentaire et enfin le troisième, l’accès au document.
Avis :
Cet article me semble très pertinent et très intéressant. Il soulève de nombreuses questions d’actualité propre autant au monde des bibliothèques qu'au monde de la numérisation ou à celui de l'internet. L’auteur donne une vision d’ensemble du fonctionnement des bibliothèques numériques et du questionnement qu'ont les professionnels sur le sujet.
Il ouvre des voies pour la réflexion qui m’ont interpellée. Ainsi, les questions qui se posent à l’heure actuelle envers les projets comme Google Print m’intéressent beaucoup.
De plus, je trouvais que commencer la lecture d’un texte comme celui-ci pour débuter était primordial pour moi. J’ai ainsi une vue générale sur les bibliothèques numériques d’un point de vue sociétal plutôt que technique, ce qui me convient tout à fait pour démarrer.