27 décembre 2006
Fiche de lecture 3. Les bibliothèques numériques : mémoire des sciences.
Notice bibliographiques : FERCHAUD, Bernadette. La bibliothèque numérique : mémoire des sciences [en ligne]. Documentaliste - sciences de l'information, 2001, vol. 38, n° 1, p. 49-51. Disponible sur http://www.adbs.fr/uploads/docsi/1221_fr.pdf (dernière consultation le 27/12/2006)
Mots-clefs : bibliothèque numérique ; science ; recherche ; archivage ; pérennisation ; conservation ; consultation.
Auteur : Bernadette Ferchaud est auteur dans plusieurs revues professionnelles du type ADBS.
Résumé de l'article :
Cet article est une réflexion autour d’une journée d’étude organisée en 2001 par Ile de Science (association réunissant 26 établissements d’enseignement supérieur et de recherche du Sud de Paris). Cet article traite particulièrement du problème qui se pose sur la pérennité des bibliothèques numériques dans le domaine de la science, pour sa mémoire. En effet, c’est une inquiétude qui fait face à la courte vie des documents disponibles sur le Web ainsi que l’obsolescence rapide des documents numériques lié à leurs supports technologiques qui évoluent très vite.
Tout d’abord, les chercheurs ont tous une pratique différente dans leur consultation et leur conservation. Mais ils ont tous les mêmes genres d’interrogations. À savoir : quels documents conserver et comment ? Quelle sélection effectuer et sur quels critères ? Pendant combien de temps une information reste-t-elle précieuse ? A ce genre de questions, les chercheurs ne peuvent réellement répondre, mais il y a certaines actions à respecter. Ainsi, avant de penser à conserver un document, il faut penser, dès sa création au type d’accès qu’on lui réserve et si oui ou non on le met en ligne. C’est pourquoi les chercheurs doivent se tenir au courant des travaux des professionnels qui tentent de normaliser le document numérique.
Ensuite, pour l’archivage et la consultation, deux points sont mis en exergue : la migration (conversion dans des formats plus récents, au fur et à mesure de leur apparition) et l’émulation du matériel existant vers de nouveaux systèmes qui n’existent pas encore (en sauvegardant le logiciel de création et le système d’exploitation, grâce aux métadonnées).
La norme OAIS (Open Archival Information System) qui est un système d’archives ouvertes permet de penser à un archivage à long terme et donc à une pérennité des documents qui est indispensable dans ce domaine.
A noter que ce n’est pas le seul domaine qui demande à être archivé. Le Web lui-même demande à être archivé. Ainsi, des tentatives sont mises en place pour que les sites Web qui n’existent plus restent dans les mémoires des archives du Web.
D’autres initiatives sont en cours d’exploitation, comme la mise en ligne de thèse sur Internet à l’INRA.
L’auteur, ensuite, redéfinit la notion de document. En effet, d’après elle cette notion est complètement différente de celle du document papier. Pour le document numérique c’est encore relativement flou à définir et l’auteur parle de « fragments » significatifs (internes ou externes au document) qui, assemblés ensemble, forment un document numérique.
L’auteur fait un détour sur la technique peer to peer qui semble être appréciée par certains chercheurs. En effet, la rapidité des échanges et la simplicité semblent les séduire car elle semble bien adaptée aux informations non structurées. Mais c’est non seulement un système qui peut présenter des risques de manipulation (problème des virus) mais c’est aussi un système qui ne concerne pas l’archivage ou la pérennisation des documents, mais plutôt le partage des connaissances.
Face à la profusion des documents numériques et à ce problème de pérennisation, les différents acteurs : éditeurs, chercheurs, professionnels se demandent à qui revient le rôle d’assumer la conservation des documents numériques. S’agit-il du chercheur lui-même ? De son institution ? Du service de documentation ?
Il semblerait que les chercheurs ont une grande part dans la conservation, cependant, ils ne sont pas encore suffisamment sensibilisés aux nouvelles techniques. C’est pourquoi les professionnels doivent les aider.
Pour conclure cet article, l’auteur rappelle qu’il est urgent de prendre conscience de l’importance de la pérennisation des documents numériques si l’on ne veut pas le regretter plus tard. Le frein le plus important à cette activité semble être un problème financier. En effet, tout cela coûte cher et il y a une certaine peur de privatiser le savoir avec les entreprises privées qui commencent à envisager d’investir ce domaine. Mais l’auteur termine tout de même par un point positif, à savoir que la multiplication des interventions sur ce thème permettrait de faire bouger les choses plus rapidement.
Avis :
J’ai choisi cet article pour montrer un exemple précis des interrogations menées sur les bibliothèques numériques, le problème d’archivage qu’elles exposent au niveau de la pérennisation des documents, à un domaine précis : la science.
L’article date de quelques années, mais il est toujours intéressant de voir, je trouve, les interrogations qu’il y avait autour d’un problème et de constater maintenant l’évolution de ces mêmes interrogations, mais surtout de voir ce qui en a été tiré et de constater tout ce qui a été mis en place suite à ces questionnements. Par exemple, en 2001, archiver le Web n’était pas une chose courante. C’était en cours de réflexion et en essai.
Grille d'analyse 5. Registres paroissiaux et d'état civil. Archives départementales de la Savoie.
Généralités
Nom de la collection : Registres paroissiaux et d'état civil.
URL : http://www.savoie-archives.fr/index.php?id=1380 (site consulté le 26/12/2006 avec le navigateur Internet Explorer)
Description rapide de la collection : Cette collection numérique propose, pour le département de la Savoie, les registres paroissiaux de 1501 à 1793 et de 1815 à 1860, ainsi que les registres d'état-civil de 1793 à 1815 et de 1860 à 1880.
Objectif de la collection : Rendre disponible les archives départementales les plus consultées, afin de ne pas les abîmer. Mettre en avant le patrimoine de la Savoie. Cette collection est un témoin historique.
Public visé : Tout public : du chercheur spécialisé à l'amateur de généalogie.
Caractéristiques du fonds
Description générale : Le fonds de cette collection numérique est composé de registres paroissiaux et d'état-civil de la Savoie.
Il n'y a pas de possibilité d'enregistrer les images des registres sur son ordinateur. Cependant, on peut les imprimer.
Les options de travail sur les images sont les suivantes : zoomer, dézoomer, rotation à droite, à gauche, déplacer l'image, sélectionner une zone pour un agrandissement, jouer sur la luminosité et le contraste.
Possibilité aussi de revenir au point de départ avec l'option "configuration d'origine". Tout comme il est possible de garder en mémoire les réglages que nous avons effectués.
Catalogage/indexation : Les registres sont classés par lieu. Il y a des notices qui servent d'indexation aux registres. Ces notices présentent la cote du registre, le lieu auquel il est rattaché, les dates extrêmes, le microfilm duquel il est extrait, une analyse détaillée qui indique ce que contient le registre sélectionné.
Mode de recherche : Le mode de recherche est une interrogation par saisie très simple. En fait, il s'agit d'un menu déroulant proposant toutes les communes de la Savoie. En effet, la recherche s'effectue seulement sur les lieux. On peut aussi y accéder par la carte. On choisit un canton à sélectionner, puis on choisit ensuite dans le menu déroulant les communes qui s'y raccrochent.
Il est aussi possible de faire une recherche par cote du document.
Les métadonnées : Il y a la fois des métadonnées externes et internes. Les métadonnées internes sont référencées par titre, auteur, mail de l'auteur, mots-clefs et descritption. Les métadonnées externes sont référencées par cote, lieu, date, microfilm et analyse détaillée.
Statut juridique des documents :
Caractéristiques du site
Navigation générale : Pour accéder à la recherche en ligne, il y a une rubrique qui se nomme "archives en ligne" dans le menu en haut du site. Ensuite, nous avons les différents catalogues en ligne qui s'affichent, celui des registres ou celui des cadastres. Soit sur la page d'accueil des archives en ligne, soit sur le menu à gauche auquel nous pouvons revenir à n'importe quel moment puisqu'il est toujours affiché, tout comme le menu en haut avec la rubrique "archives en ligne".
Il existe une sous-rubrique pour effectuer une recherche par commune.
A noter l'aide pour la recherche en ligne.
Ergonomie : Le site regroupe une explication sur les archives départementales de la Savoie en plus des archives en ligne. C'est un site vitrine pour les archives départementales. Les couleurs sont à l'image de la Savoie : rouge. Ce site est bien fait, simple et est un plus pour les archives départementales de la Savoie.
Avis personnel
Ce site est très bien fait, simple. Accessible facilement pour des recherches poussées ou de la simple curiosité. De plus, les aides en ligne sont compréhensibles et indispensable à lire avant toute recherche.
Il me semblait intéressant de faire une grille d'analyse sur une collection numérique d'archives numériques. En effet, c'est quelque chose qui se met en place doucement dans différents départements. Celui de la Savoie est très bien fait et est un bon exemple sur ce qui se fait en ce moment avec ce type de documents, à savoir, les registres d'état-civil.
26 décembre 2006
Grille d'analyse 4. Poésie française.
Généralités
Nom de la collection : Poésie française
URL : http://poesie.webnet.fr/ (site consulté le 26/12/2006 avec le navigateur Mozilla Firefox)
Description rapide de la collection : Cette collection regroupe des poèmes de différents auteurs de nationalités diverses à des époques différentes.
Objectif de la collection : Rendre la poésie accessible à tous, la rendre moins studieuse et « rébarbative ».
Public visé : Tout public.
Caractéristiques du fonds
Description générale : Le fonds de cette collection est composé de 24 313 poèmes, soit 2 502 auteurs, dont 45 poèmes sonores. Ces chiffres datent de mai 2006.
Les formats des poèmes sont en html ou .ram (pour ceux qui sont proposés aussi en écoute sonore).
Il est possible d’imprimer les poèmes ou de les envoyer par e-mail. Quant aux numérisations sonores, le .ram s’ouvre exclusivement avec le logiciel RealPlayer et propose donc les mêmes fonctionnalités que ce logiciel.
Catalogage/indexation : Il n’y a pas de notice à proprement parlé et donc pas vraiment d’indexation. Le catalogage propose un accès par auteurs, classé par ordre alphabétique, qui propose ensuite, lorsqu'on clique sur l’un des auteurs, la liste des titres de poèmes qui lui sont associés et disponibles sur le site, aussi répertoriés par ordre alphabétique (système de liens hypertextes).
Mode de recherche : Le mode de recherche est une interrogation par saisie. Il est obligatoire de saisir au moins l’un des champs pour obtenir une réponse. Les champs à saisir sont les suivants : auteurs, titres, vers. Il est possible de ne rentrer que le nom de l’auteur sans son prénom, de ne saisir qu’une partie du titre ou d’un vers. Les deux autres champs : pays et né au, sont des champs qui proposent des menus déroulants et qu’il n’est pas non plus obligatoire de saisir pour sa recherche.
Une petite image représentant une clef de sol signifie le son. Si on la coche, le moteur de recherche cherchera seulement sur les documents sonores.
Les métadonnées : Il n’y a pas de métadonnées externes. Quant aux métadonnées internes, elles sont référencées pour chaque poème dans le « head » du code html par titre de poème, nom et prénom de l’auteur, le pays, le siècle et le son si cela concerne un document sonore.
Statut juridique des documents : Textes relevant uniquement du domaine public.
Caractéristiques du site
Navigation générale : Outre le mode de recherche qui se situe sur la page d’accueil du site, il y a d’autres rubriques auxquelles nous pouvons accéder via n’importe quelle page du site.
Ainsi, on dénombre cinq rubriques. La rubrique auteurs qui recense tous les auteurs présents dans la collection. Une rubrique « amusante » qui s’intitule « un poème au hasard ». Elle consiste à proposer au lecteur un poème différent à chaque fois qu’il clique sur cette rubrique. Une rubrique classique proposant des liens.
Une rubrique de statistiques qui met en avant les chiffres représentatifs de la collection (exemple : nombre de poème, auteur le plus consulté, poème le plus lu, …)
Une rubrique « vient de paraître » qui recense les derniers livres de poésie parus. Le site en propose des extraits.
Ergonomie : Le site est simple, facile de compréhension et d’utilisation. La plume, emblème de l’écriture, du poète ; le vert est une couleur apaisante, qui ne fatigue pas l’œil, tout comme le bleu (couleur des textes).
Remarque : Possibilité de devenir membre, de poster ses propres poèmes, de faire des commentaires sur les autres poètes.
Avis personnel
Ce site est bien fait et pratique, utile à tous, pour une étude sur un poème, une petite curiosité ou une simple envie.
Je trouve que la proposition d’écoute des poèmes les plus connus est intéressante, en particulier pour les personnes aveugles ou malvoyantes.
La présence de deux types de recherche : interrogation ou consultation, me semble nécessaire afin de satisfaire les utilisateurs qui savent déjà ce qu’ils cherchent ou ceux qui hésitent. Cependant, l’interrogation par saisie est disponible seulement sur la page d’accueil. Elle n’a pas de rubrique appropriée, ce qui est fort dommage.
06 décembre 2006
Grille d'analyse 3. Cartes de la Commission royale.
Généralités
Nom de la collection : Nos foyers saignent ; cartes de la Commission royale
URL : http://ubcic.bc.ca/fr/Resources/ourhomesare/ (site consulté le 06/12/2006 avec le navigateur Mozilla Firefox)
Description rapide de la collection : Cette collection numérique est proposée par l’Union of British Columbia Indian Chiefs. Elles regroupent des cartes afin de retracer l’histoire topographique et sociale de la Colombie-Britannique pour la Commission royale (commission d’enquête des affaires indiennes entre la Colombie-Britannique et le Canada.)
Objectif de la collection : Mettre à disponibilité de tout le monde ces cartes qui ont servi aux enquêtes, à des fins historiques, sociales, en tant que témoins du passé.
Public visé : Tout public, autant étudiants qu’enseignants ou enquêteurs, ou même de simples « curieux ».
Caractéristiques du fonds
Description générale : 242 cartes sont numérisées dans cette collection, provenant de 15 agences différentes. Les notices des cartes comportent un lien qui, lorsqu’on clique dessus, ouvre une autre page affichant la carte demandée.
Les formats des cartes sont en .jpg.
Elles offrent la possibilité de zoomer ou dézoomer, de se déplacer à droite ou à gauche sur la carte, ainsi que de haut en bas. Elles comportent aussi une option de remise à zéro afin d’avoir la mise en page initiale de la carte.
Catalogage/indexation : Pour chaque notice de document numérisé, on retrouve son titre (qui est lié à la carte elle-même et qui s’affiche dans une autre page), la date de la carte puis un numéro de microfiche et d’acquisition et en dernier la source dont la carte est extraite.
Les cartes sont indexées par agences, classées alphabétiquement.
A noter qu’il y a une rubrique « générale » qui est en fait une rubrique où se trouvent les cartes qui n’appartiennent à aucune agence ou à plusieurs.
Mode de recherche : Il n’y a pas de mode de recherche à proprement parlé. En effet, toutes les cartes s’affichent sur deux pages et le seul moyen de les retrouver est par l’agence à qui elles appartiennent. En haut de la page, toutes les agences sont répertoriées par ordre alphabétique, il suffit ensuite de cliquer dessus pour accéder directement aux cartes de l’agence sélectionnée.
Cependant, dans la petite introduction sur cette collection numérique, il y a un lien vers la bibliothèque et archives du Canada qui propose une base de données des cartes des réserves indiennes.
A noter tout de même que « Nos foyers saignent » propose d’autres collections numériques que les cartes de la Commission royale, mais que chacune fonctionne indépendamment des autres.
Les métadonnées : Il n’y a pas de métadonnées internes. Quant aux métadonnées externes, il y en a quatre par notices, parfois cinq : date, numéro de microfiche, numéro d’acquisition, (volume) et source.
Statut juridique des documents : Le statut des documents est le même pour toutes les collections numériques de « Nos foyers saignent ». Il est rappelé en page d’accueil du site sur l’onglet « A propos du sujet ». Les documents appartiennent à l’UBCIC, à des auteurs externes ou sont de droit public. Des licences ont été créées afin que les enseignants puissent se servir des documents à leur guise, ou que n’importe quel internaute puisse posséder dans ses archives personnelles les documents sans en demander l’autorisation.
Caractéristiques du site
Navigation générale : La collection numérique des cartes de la Commission royale dépend de la collection numérique « Nos foyers saignent ». On accède à la collection qui nous intéresse ici via une introduction générale ou alors via le menu qui se trouve sur la gauche de la page dans la catégorie « Galerie de cartes et photos ».
Ensuite, les deux collections de cette rubrique sont exposées avec un lien pour y accéder.
Puis, une fois sur la page concernant les cartes, il y a de petites explications sur la navigation à travers la collection et l’organisation des cartes selon les agences.
A noter qu’il y a une possibilité d’afficher le site en langue anglaise.
A noter aussi qu’à chaque instant nous pouvons revenir sur une autre rubrique de « Nos foyers saignent ».
Ergonomie : Le site est simple, facile de compréhension et d’utilisation. Sa présentation est la même que celle du site de l’UBCIC dont il dépend. Seules les couleurs changent quelque peu pour ainsi différencier les deux sites.
Remarque : La version anglaise propose plus de liens dans le menu sur la gauche de la page. Sans doute que les traductions n’ont pas encore été toutes finalisées pour certains documents.
Avis personnel
Ce site est très pratique dans son utilisation. Mais le manque de moteur de recherche me semble dommage, bien que compréhensible sur ce type de documents.
Cependant, la numérisation des cartes est très bien faite, elles sont parfaitement lisibles. Il est bien sûr possible de les télécharger sur son ordinateur et les possibilités d’actions sur les images des cartes sont multiples, indispensables et bien pensées.
Sur la collection numérique des cartes de la Commission royale, tout comme sur le site en général de nos « Nos foyers saignent », il est possible d’imprimer la page, d’envoyer le lien à l’un de nos contacts, et de souscrire au site de l’UBCIC pour recevoir des informations. Il n’est par contre pas possible d’écrire directement un mail aux personnes qui s’occupent de ce site, mais il est possible de déposer des commentaires, comme indiqué dans le menu en haut, selon un formulaire préétabli.
05 décembre 2006
Fiche de lecture 2. La chaîne de traitement des documents numériques, caractéristiques et mise en oeuvre.
Notice Bibliographique : LUPOVICI Christian. La chaîne de traitement des documents numériques, caractéristiques et mise en œuvre. [en ligne]. Bulletin des Bibliothèques de France, 2002, T47, n°1.
Disponible sur <http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2002-1/13-lupovici.pdf > (dernière consultation le 04/12/2006)
Mots-clefs : chaîne de traitement ; documents numériques ; métadonnées.
Auteur : Christian Lupovici est le directeur de l’agence bibliographique de la Bibliothèque nationale de France. Il a notamment publié plusieurs articles concernant ses recherches sur le document électronique.
Cet article est paru dans le magazine BBF (Bulletin des Bibliothèques de France) en 2002, mais a été écrit en novembre 2001.
Résumé de l'article :
Le document numérique fait partie intégrante des ressources documentaires et les bibliothèques sont un acteur principal pour sa diffusion. D’autant plus que le travail fourni autour demande le même traitement. On retrouve ainsi l’acquisition, le catalogage et la diffusion. De plus, elles se sont intéressées de près au traitement de ce type de document, puisqu’elles en produisent (comme les documents audiovisuels qu’elles traitent), et qu’elles sont les instigatrices de plusieurs projets de numérisation (comme la BNF avec Gallica).
L’auteur de cet article nous donne une définition du document numérique. Il le décrit comme un ensemble structuré qui n’est lié à aucun support physique possédant une identification et des droits d’accès spécifiques (à l’inverse, par exemple, d’un livre qui est reconnu par son ISBN, sa cote en bibliothèque, ses droits d’auteur, de prêts, …). Mais jusqu’à maintenant, les bibliothèques n’ont pas eu réellement à traiter les documents électroniques jusqu’à l’apparition de leurs propres documents numériques.
De nouveaux aspects documentaires apparaissent et sont à prendre en compte ; ainsi, les métadonnées de description, les données de structures, les données administratives, les données de préservations et les données sur les compétences des formats de document. Les premiers documents numériques qui ont établi des règles définies sont les thèses, suite à une circulaire du ministère de l’Education Nationale, datant de 2000. Les règles définies pour ces thèses ont été créées à des fins de recherche documentaire, de publication sur internet et d’une meilleure gestion en bibliothèque.
Mais Christian Lupovici souligne qu’en plus du traitement traditionnel des documents, il y a de nouvelles conditions à prendre en compte pour le traitement des documents numériques. Ainsi, des questions juridiques se posent sur le droit d’auteur et le droit commercial. Il faut donc s’assurer qu’il ne sera pas transformé.
Concrètement, les bibliothèques se doivent d’ajouter des métadonnées (données sur les données, qui apportent des informations sur le contenu d’un document, en guise de catalogage, d’indexation), mais elles doivent aussi vérifier le respect de la structure d’un document vis-à-vis du modèle prescrit. C’est pourquoi pour les métadonnées administratives et descriptives, il est indispensable de faire interférer une aide humaine externe.
Tout comme pour le traitement des documents traditionnels, l’organisation de la chaîne de traitement des documents numériques s’opère à partir de la gestion de la collecte des documents. Cette collecte nécessite à la fois une organisation technique et une organisation humaine indispensable pour tout ce qui concerne les informations propres au document. A noter qu’il est nécessaire que l’auteur vérifie ensuite ce travail effectué.
En plus de cette collecte, il faut penser à la pérennité du document et à son utilisation sur un long terme. C’est pourquoi, il faut aussi que le document passe par un traitement informatique. Il sera ainsi reformaté en XML (eXtensible Markup Language) et qui assure donc comme le dit l’auteur, une indépendance via une plateforme de lecture.
L’auteur insiste sur le fait que les compétences pour traiter un document numérique sont différentes que pour un document papier. C’est pourquoi les bibliothécaires se doivent d’élargir leurs compétences, surtout en termes techniques. Elles doivent mettre en pratique des techniques complexes tels que les formats SGML, XML, HTML ou des techniques demandant moins de connaissances en informatique, comme les métadonnées. C’est pourquoi, il est important que le traitement des documents numériques s’exécute au sein du service de catalogage, et si le nombre de personnes au sein de ce service le permet, il faut mélanger le personnel qui s’occupe des documents papiers et numériques afin que le savoir circule.
L’auteur termine son article en soulignant qu’il est important que les bibliothécaires se mêlent à d’autres acteurs pour effectuer ce travail de traitement des documents numériques ; ainsi, les informaticiens, les auteurs des documents numériques et les éditeurs de ces mêmes documents.
Avis :
Suite à ma lecture de l’article concernant les bibliothèques numériques, je trouvais intéressant de m’arrêter sur un article traitant des documents numériques cette fois, afin d’avoir une vision d’ensemble sur tout le milieu de la numérisation.
Cependant, cet article commence un peu à dater. Ecrit en 2001 et publié en 2002, il donne une vue d’ensemble sur l’arrivée importante des documents numériques en bibliothèques traditionnelles. Mais depuis cette vision a encore changé et est en constante évolution.
A la fois il donne des informations sur l’entrée des documents numériques dans le monde des bibliothèques, leur traitement technique, informatique et réfléchi.
03 décembre 2006
Grille d'analyse 2. Les enregistrements sonores.
Généralités
Nom de la collection : Enregistrements sonores
URL : http://www2.bnquebec.ca/musique_78trs/accueil.htm (site consulté le 03/12/2006 avec le navigateur Internet Explorer)
Description rapide de la collection : Cette collection présente des morceaux de musique d’origine québécoise de 1900 à 1952.
Objectif de la collection : Elle a été mise en place afin de protéger un fonds sonore ancien et fragile afin qu’il soit écoutable pour le grand public, pour lui faire découvrir.
Public visé : Tout public, mais surtout les étudiants à l’université dans le domaine musical.
Caractéristiques du fonds
Description générale : Cette collection comporte plus de 2 000 morceaux de musique (appelés « pièces »). Ils sont disponibles au format .ram. L’écoute se fait avec le logiciel real player et en propose donc les mêmes options comme augmenter le son ou mettre en pause. Il est aussi possible d’enregistrer le morceau sur son ordinateur.
Catalogage/indexation : Une notice brève apparaît lorsqu’on choisit un document qui nous intéresse. Sur le titre du document, qui est en fait le titre de la chanson à écouter, se trouve le lien pour écouter le morceau. Ensuite, on retrouve l’auteur, la durée du morceau, et la source.
Un lien vers la notice complète est donné. Mais il semblerait qu'il ne fonctionne pas car lorsque nous cliquons dessus, il est indiqué qu’il n’y a aucun document trouvé.
Mode de recherche : Pour cette collection, il n’y a pas de moteur de recherche propre pour effectuer une requête. En effet, pour une recherche simple ou combinée, nous sommes redirigés sur le moteur de recherche général de la bibliothèque et archives numériques du Québec.
Pour cette collection numérique, il s’agit d’index répertoriés par titre ; date ; marque ; sujet, interprète ; parolier, compositeur. Dans chacune de ces rubriques s’affiche la liste des documents que nous pouvons ensuite restreindre par les lettres alphabétiques, comme c’est le cas pour les index de titre, sujet, interprète, parolier, compositeur. Pour les dates, elles sont données chronologiquement avec le nombre de notices disponibles par dates. Et pour les marques, elles sont répertoriées simplement par ordre alphabétique. Il s’agit ainsi d’une consultation guidée à travers cette collection numérique puisqu’il n’y a pas d’interrogation par saisie à moins d’aller consulter le moteur de recherche. Ainsi, n’importe quel internaute pourra « s’amuser » à écouter des morceaux de musique au hasard de sa recherche, sans forcément connaître l’auteur de la chanson par exemple.
Les métadonnées : Métadonnées internes et externes.
Statut juridique des documents : Les documents sont protégés par les droits d’auteurs.
Caractéristiques du site
Navigation générale : La navigation à travers le site se fait aisément. A gauche se trouvent les index pour la recherche qui s’affichent à chaque notice recherchée. Ainsi nous pouvons toujours effectuer une autre recherche et les résultats de la requête précédente sont affichés continuellement, tant que nous ne changeons pas de page. Le menu des index se trouve aussi en haut de la page centrale, au-dessus des résultats de notices afin d’éviter d’activer « précédent » sur notre page internet, puisqu’il n’y a pas de bouton de retour proposé.
De plus en haut, nous pouvons revenir au site même de la bibliothèque et archives numériques du Québec, consulter un plan du site ou leur écrire sur l’onglet « courrier ». Il y a également un lien direct vers le site du gouvernement du Québec appelé « portail ».
Ergonomie, design : La page de la collection numérique des enregistrements sonores ressemble aux autres pages du site de la bibliothèque et archives numériques du Québec. Les couleurs bleues déclinées en plusieurs nuances rappellent ainsi la couleur du drapeau québécois. Et le petit symbole visible sur les notices rappelle la fleur de lys du même drapeau.
Avis personnel
Malgré l’effort fait pour que nos recherches soient ludiques et liées au plaisir de la curiosité, je trouve le site pour cette collection assez rudimentaire, surtout si on le compare à Gallica. Il est beaucoup moins attractif et il manque cruellement d’un moteur de recherche propre que pourrait par exemple, utiliser un visiteur confirmé sur les enregistrements sonores. Leur site est dédié à un large public, et cela se ressent par la présentation très pratique et un peu restreinte de cette collection.
Néanmoins, l’écoute de ces musiques (bien que nous ne puissions pas les écouter sur n’importe quel logiciel, puisqu’il faut avoir real player) est de bonne qualité.
J’ai noté aussi qu’il y a quelques soucis au niveau de leur notice, puisque nous ne pouvons accéder à la notice complète.
De plus, un lien hypertexte qui se trouve dans la petite rubrique « pour en savoir plus » ne fonctionne plus et cela est bien dommage pour un site tel que le leur d’avoir des défauts de ce genre.
29 novembre 2006
Fiche de lecture 1. Bibliothèques numériques.
Notice bibliographique : LE CROSNIER, Hervé. Bibliothèques numérique [en ligne]. Enjeux de mots. C&F Editions, 2005.
Disponible sur : http://www.vecam.org/article.php3?id_article=625&nemo=edm (dernière consultation le 18/11/2006)
Mots-clefs : bibliothèque numérique ; conservation ; mise à dispostion ; accès au savoir ; archivages du web ; moteurs de recherche.
Auteur : Hervé Le Crosnier. Cet auteur est l’homme qui a créé la liste de diffusion BIBLIO-FR. Il est aussi maître de conférence à l’Université de Caen. Il y enseigne les technologies de l’internet, depuis 1995. Ses recherches portent principalement sur l’impact du développement de l’internet sur la société.
Ce texte est extrait d'un livre du nom de Enjeux de mots : regards multiculturels sur les sociétés de l'information. Il est publié chez C & F Editions, et coordonné par trois auteurs ; Alain Ambrosi, Valérie Peugeot et Daniel Pimienta.
Résumé de l'article :
A travers ce texte, l’auteur met en exergue la place nouvelle qu’occupent les bibliothèques. Il insiste sur le fait qu’une bibliothèque garde sa place fondamentale face à l’explosion de l’information, via le net. La conservation, la mise à disposition, l’accès au savoir, sont aussi des thématiques propres aux bibliothèques numériques autant que des bibliothèques dites plus traditionnelles.
Il insiste d’ailleurs sur les missions des bibliothèques traditionnelles. La conservation comme témoin pour les prochaines générations ; l’organisation ou classification pour le repérage des documents ; l’échange et l’importance de la disponibilité afin que chaque utilisateur puisse consulter les documents qu’il désire. Non seulement il peut le faire sur place, c'est-à-dire dans la bibliothèque même où il emprunte un livre, mais il peut aussi le faire par l’intermédiaire du réseau des bibliothèques. Ce réseau existait depuis longtemps, sous forme de catalogue collectif pour garantir l’Accès Universel aux Publications. Mais dès l’utilisation des ordinateurs en bibliothèques, les professionnels ont réuni ces informations pour créer des « banques de données ».
A travers ses lectures, l’auteur insiste sur le fait qu’une bibliothèque numérique ne se limite pas à une collection numérisée, mais engendre tout un travail autour de l’information et la communication afin de satisfaire les besoins des utilisateurs.
Il insiste ensuite sur le fait que les bibliothèques numériques sont des bibliothèques multimédia. C'est-à-dire qu’elles ne proposent pas que des documents écrits, mais tout un catalogue d’œuvres dans des formats diversifiés. Ainsi, l’usage de l’informatique pour les bibliothèques s’ouvre de plus en plus à différentes techniques pour la lisibilité de tous types de documents.
En plus des documents imprimés à numériser, il y a aussi les documents audio-visuels, mais aussi des documents qui sont d’emblée numériques, comme les sites web. Les bibliothèques se sont aussi posé la question de la conservation de ces derniers. C’est l’archivage du web.
L’auteur donne pour exemple la bibliothèque numérique de la Bibliothèque de France : Gallica qui recense environ 70 000 ouvrages du XIX° siècle, 80 000 images et des dizaines d’heures sonores. Il cite ensuite l’exemple de Google Print et rappelle que cette bibliothèque numérique se propose de numériser des ouvrages de cinq bibliothèques des Etats-Unis. Face à cette nouvelle donne, Gallica a répliqué avec un nouveau programme de numérisation à envergure européenne et multilingue. Hervé Le Crosnier, à travers ces deux exemples nous donne un point de vue sociologique de la numérisation à travers des enjeux économique et géopolitique. Ainsi, pour lui, le numérique doit cohabiter avec toutes les langues dans un idéal de paix dans le monde. Il cite pour appuyer son argument plusieurs exemples de numérisation ou en cours de numérisation, qui donneraient ainsi une autre allure au paysage numérique, une allure moins occidentale.
Mais il met aussi en garde contre la privatisation du domaine public et donne pour exemple Bill Gates et le Codex Leicester de Leonard de Vinci, dont il n’existe qu’une version numérique.
Hervé Le Crosnier revient ensuite à l’archivage du web à proprement parlé et aux questions diverses qui se posent dans ce domaine relativement récent. Ainsi, les professionnels se demandent quelle partie du web faut-il archiver, quels en sont les droits, comment reproduire le plus fidèlement possible un site web afin de donner une approche historique de l’évolution du web au lecteur de demain. Se pose aussi une question plus fondamentale, le web est-il fait pour être archivé ou est-il une simple fenêtre d’information qui évolue (comme la communication audio-visuelle) tels que de nouveaux outils comme les blogs, les podcasts, les wikis, semblent le prôner ? Et si oui, comment rendre disponible ce flux d’information afin qu’il reste lisible pour demain ?
L’auteur ensuite, nous propose deux stratégies pour retrouver les documents qui prolifèrent de plus en plus vite sur la toile.
Tout d’abord, la recherche qu’effectue bon nombre d’internautes, c'est-à-dire les moteurs de recherche tels que Google, Msn ou Yahoo !. Il insiste sur le fait que cette recherche est surtout fructueuse pour des recherches précises, mais qu’il est plus délicat d’avoir des résultats intéressants lorsqu’il s’agit de concepts. Car ces moteurs de recherche effectuent leurs quêtes sur le contenu des documents. Ce type de recherche est uniquement informatique.
Sa deuxième stratégie porte sur une recherche sémantique, par classification. On parle alors de langage documentaire. Ce type de recherche s’attarde elle, sur le sens, le concept des documents et requiert une intervention humaine.
Ces deux stratégies sont complémentaires, bien sûr, dans le sens où la première peut parfois comporter des erreurs (par exemple des erreurs de frappe dans la recherche ou même dans le document recherché), et la deuxième peut parfois être un peu sectaire (la classification du savoir étant pré-établie).
Pour réussir dans la recherche sur le net, il faut beaucoup d’investissement, d’acteurs afin de répondre aux besoins quels qu'ils soient et ordonnés par n’importe qui. Ainsi, des projets comme l’Open Directory Project ou la folksonomie permettent aux lecteurs de s’investir pour le classement des documents numériques. Et le rôle des bibliothèques numériques dans ce cadre serait de gérer tout ce flux de personnes, d’informations afin que les points de vue du monde entier soient respectés à leur juste valeur. Et ainsi, tenter de faire face au côté « médiatique » que valorisent les moteurs de recherche cités plus haut, c'est-à-dire qu’une page sera connue du grand public lorsqu’elle sera le plus visitée, c'est-à-dire le plus référencée (par un système de liens) et les pages moins connues, resteront inconnues pour la plupart des lecteurs, ce qui engendre une information partiale.
Hervé Le Crosnier fait ensuite un rappel sur les missions des bibliothèques en ce qui concerne le libre accès au savoir pour tous que ce soit sur place ou à domicile, et sur tous types de supports. Il insiste sur le fait que ces documents sont protégés par des lois, des droits, comme le copyright ou le droit d’auteur.
Mais en ce qui concerne les bibliothèques numériques, ces droits sont remis en cause. Et d’autres règles ou droits sont à respecter. Ainsi, on dénombre trois nouvelles « lois » que l’IFLA a relevé (International Federation of Library Associations) :
- Droit des bases de données, qui concerne la forme de la base de données et non les informations qu’elle contient.
- Les mesures techniques de protection afin d’empêcher les lecteurs d’utiliser les exceptions légales.
- Les licences non-négociables, qui concernent seulement les documents numériques et dont chacun est pourvu.
Il met ensuite en exergue le problème que certains pays ou certaines couches de la population peuvent avoir. En effet, tout le monde ne peut avoir un accès aux services de l’internet et aux documents numériques. Ainsi, l’IFLA, soutenue par d’autres bibliothécaires, constitue un « Traité pour le libre accès à la connaissance » afin que personne ne soit oublié pour le bien du monde.
Pour conclure cet article concernant les bibliothèques numériques, l’auteur s’intéresse aux trois enjeux des bibliothèques numériques qui lui semblent les plus importants pour en construire une. Le premier axe consiste à la conservation et la numérisation des documents, le deuxième à la recherche documentaire et enfin le troisième, l’accès au document.
Avis :
Cet article me semble très pertinent et très intéressant. Il soulève de nombreuses questions d’actualité propre autant au monde des bibliothèques qu'au monde de la numérisation ou à celui de l'internet. L’auteur donne une vision d’ensemble du fonctionnement des bibliothèques numériques et du questionnement qu'ont les professionnels sur le sujet.
Il ouvre des voies pour la réflexion qui m’ont interpellée. Ainsi, les questions qui se posent à l’heure actuelle envers les projets comme Google Print m’intéressent beaucoup.
De plus, je trouvais que commencer la lecture d’un texte comme celui-ci pour débuter était primordial pour moi. J’ai ainsi une vue générale sur les bibliothèques numériques d’un point de vue sociétal plutôt que technique, ce qui me convient tout à fait pour démarrer.
Grille d'analyse 1. Voyages en Italie.
Généralités
Nom de la collection : Gallica ; Voyages en Italie
URL : http://gallica.bnf.fr/VoyagesEnItalie/ (site consulté le 20/11/2006 avec le navigateur Mozilla Firefox)
Description rapide de la collection : Cette collection propose de découvrir l’Italie à travers les siècles, à travers tout le pays ; par des illustrations, des ouvrages d’auteurs français, belges ou suisses, présentés dans différents formats numériques.
Objectif de la collection : Gallica, à travers la consultation gratuite de sa collection sur l’Italie, propose au passionné ou au simple amateur, un voyage initiatique à valeur pédagogique.
Public visé : Tout public.
Caractéristiques du fonds
Description générale : Le fonds comporte 1809 documents, à la date de la dernière consultation (le 20/11/2006). Ce fonds se divise en cinq types de documents qui se divise ainsi : Cartes, plans et atlas (205 documents répertoriés) ; gravures, photographies et affiches (164 documents répertoriés) ; imprimés (1381 documents répertoriés) ; manuscrits (14 documents répertoriés) ; objets (45 documents répertoriés).
Chaque document est téléchargeable. Les images sont en format .jpg. Certaines, comme les plans ou les cartes peuvent s’agrandir, avec possibilité de zoomer, de dézoomer, de se déplacer à droite, à gauche, en haut et en bas. Quant aux imprimés et manuscrits, ils sont disponibles en format .pdf, avec possibilité d’affichage en plein écran et possibilité de reproduction avec formulaire (exemple sur un document imprimé tiré au hasard dans la collection )
Catalogage/indexation : Les notices des ouvrages imprimés et manuscrits ont une référence propre à la collection. Ils sont catalogués par auteur(s), titre et la publication qui intègre le lieu de l’édition, l’éditeur et l’année de la première publication. Pour l’indexation, on trouve un autre type de titre qui est propre à toute la collection sur l’Italie « Voyages en Italie », ainsi qu’une liste de mots-clefs appelée « sujets ». Sur la notice d’un document, il y a un lien direct pour accéder à la consultation dudit document.
Mode de recherche : Dans le menu en haut de la page affichée, on trouve une rubrique « recherche ». Nous pouvons saisir le titre, l’auteur, un mot notice. Pour les autres champs, il s’agit de menus déroulants : siècle, contexte de voyage, genre de document, type de document, type de voyageur. Il n'est bien sûr pas obligatoire de remplir tous les champs pour trouver un ou plusieurs documents. Il est aussi possible d’effectuer une troncature dans notre recherche afin d’avoir plus de réponses sur un sujet.
Il est intéressant de noter que la recherche sur cette collection est indépendante de celle que l’on peut effectuer sur la page d’accueil de Gallica. Ainsi, en faisant une recherche dans la collection « Voyages en Italie », nous n’aurons pas de réponses sur les autres collections proposées par Gallica. Cependant, en faisant une recherche sur la page d’accueil de Gallica, nous pouvons directement arriver sur la collection « Voyages en Italie » si les critères de notre recherche s’y réfèrent.
Les métadonnées : Les métadonnées sont peu renseignées sur les pages de navigation. Elles comportent seulement le titre de la collection « Voyages en Italie ». Sur les pages où s’affichent les documents, peu importe le format et le type, le titre diffère. En effet, le titre affiché est alors celui que porte le document lui-même.
Statut juridique des documents : Comme il l’est rappelé dans la présentation générale de Gallica, en sous rubrique « Les Droits », les documents sont libres de droits. Cependant, il est à noter que pour une reproduction du contenu du site, il faut l’autorisation de la Bibliothèque de France. En effet, elle est l’auteur du contenu intégral de Gallica.
Caractéristiques du site
Navigation générale : La navigation du site est bien organisée et simple. Un menu en haut permet de toujours revenir à une rubrique précise et des sous rubriques sont toujours affichées sur la gauche. En haut, à gauche, il est toujours possible de revenir sur la page d’accueil de la collection ou de retourner sur Gallica. De plus, si nous ne passons pas immédiatement par le moteur de recherche, nous pouvons lire les textes écrits par la BnF qui proposent des hypertextes, en exemple dans leur argumentation, et ainsi visionner un document. La visite du site est ainsi plus attractive.
Ainsi, nous pouvons découvrir ce voyage par un itinéraire thématique, un accès géographique (affichage d’une carte de l’Italie où nous pouvons cliquer sur une région ou une ville selon notre choix. Navigation assez ludique), ou encore découvrir l’Italie en images.
Ergonomie : Le visuel du site n’est pas agressif. Ses couleurs sont pastels et ainsi ne fatiguent pas l’œil.
Remarque : A l’heure actuelle, un projet est en train de naître avec un allié en Italie, le CIRVI qui travaille depuis 1978 sur l’histoire du voyage en Italie. Le CIRVI s’emploie à la mise en place d’un projet de numérisation et d'exposition virtuelle multilingue, qui pourra probablement être complémentaire du dossier déjà établi par la BnF.
Avis personnel
L’initiative de Gallica concernant ce « voyage en Italie » est remarquable. Le travail effectué semble très fin et très documenté. Le fonds ne semble pas être très important, par rapport à d’autres collections disponibles sur Gallica, mais semble être pertinent. Les capacités de recherche ainsi que les différents types de documents proposés sont multiples et variés.
Il est notable de remarquer que ce site s’adresse autant à un public amateur que passionné. Les deux peuvent être intéressés par la pertinence des documents, la lisibilité des annotations cohérentes ainsi que la facilité de déplacement sur le site.
Nous pouvons aussi noter qu’un contact peut s’établir avec la BnF en cas de problème, de suggestions ou remarques à soulever. Les auteurs du site sont donc ouverts à toute critique.
Présentation et accueil
Première note de ce blog qui concerne un travail effectué en cours de construction et diffusion d'une collection numérique. Ce travail consiste à rédiger huit fiches de lecture sur le sujet qui nous importe ici, ainsi qu'analyser huit collections numériques.
Ici, vous trouverez les liens directs vers mes fiches de lecture et mes grilles d'analyse au fur et à mesure que j'en ajouterai.
Bonne lecture,
Mathilde
Fiches de lecture :
Fiche 1 : Bibliothèques numériques.
Fiche 2 : La chaîne de traitement des documents numériques, caractéristiques et mise en oeuvre.
Fiche 3 : Les bibliothèques numériques : mémoire des sciences.
Fiche 4 : Les compétences requises pour la diffusion d'une collection numérique.
Fiche 6 : Société de l'information : quel impact juridique dans le domaine de la culture ?
Fiche 7 : Le futur de la bibliothèque - La bibliothèque du futur.
Fiche 8 : La numérisation, les enjeux de la numérisation.
Grilles d'analyse :
Grille 2 : Les enregistrements sonores.
Grille 3 : Cartes de la Commission Royale.
Grille 5 : Registres paroissiaux et d'état civil. Archives départementales de la Savoie.